Lors d'une intervention récente sur un projet de réhabilitation dans le quartier Saint-Remi, un maître d'ouvrage s'est retrouvé confronté à un sol limoneux dont la plasticité changeait radicalement d'une couche à l'autre sur moins d'un mètre. Visuellement, tout semblait homogène. C'est seulement après une analyse granulométrique complète au laboratoire, couplant le tamisage pour la fraction sableuse et l'essai à l'hydromètre pour les particules fines, que la discontinuité est apparue clairement. À Reims, la superposition de limons de plateau et de sables thanétiens fait de la distribution granulométrique un paramètre de conception bien plus déterminant qu'on ne le pense au premier coup d'oeil. Sans cette courbe précise, le dimensionnement des fondations s'appuie sur des hypothèses qui peuvent coûter cher en sous-dimensionnement ou, à l'inverse, en surcoût de béton.
À Reims, la courbe granulométrique combinée tamisage-hydromètre transforme une simple observation de sol en une donnée de conception exploitable pour le dimensionnement.



