Reims, avec ses 180 000 habitants et son sous-sol caractéristique, repose en grande partie sur des formations crayeuses du Crétacé supérieur dont la portance peut varier du simple au triple d’un quartier à l’autre. L’altitude de 85 mètres en moyenne masque des poches de dissolution et des karsts qui échappent à une simple observation de surface. La conception de fondations superficielles exige ici une reconnaissance géotechnique rigoureuse, car la craie altérée se comporte différemment de la craie saine compacte que l’on trouve à quelques mètres de profondeur seulement. Le laboratoire, accrédité COFRAC selon la norme NF EN ISO/IEC 17025, mobilise des essais in situ comme l’essai au pénétromètre statique CPT pour établir un profil continu de résistance de pointe, et complète l’investigation par des sondages SPT lorsque la transition craie-marne doit être identifiée avec précision.
La craie rémoise peut perdre 40 % de sa portance lorsqu’elle passe de l’état saturé à l’état altéré : le dimensionnement des semelles doit impérativement intégrer cette sensibilité à l’eau.



