Sur le plateau crayeux qui domine Reims, la stabilité des constructions dépend d’un paramètre que trop de projets négligent encore : la vitesse des ondes de cisaillement. La craie du Sénonien, omniprésente dans le sous-sol rémois, peut présenter des altérations profondes et des karsts cachés qui modifient radicalement la réponse sismique d’un site, un phénomène que nous vérifions systématiquement avec notre essai de réfraction sismique quand une première image du toit rocheux est nécessaire avant d’affiner la VS30. Avec un passé sismique non négligeable — la Champagne a enregistré plusieurs secousses d’intensité VI-VII depuis le XVIIIe siècle — le zonage réglementaire impose une classification rigoureuse des sols selon la norme NF EN 1998-1. Notre équipe déploie un dispositif multicanal de 24 géophones pour capturer la dispersion des ondes de surface et extraire un profil de Vs fiable jusqu’à 30 mètres de profondeur, ce qui permet de classer le terrain en catégorie A, B ou C sans ambiguïté.
La VS30 ne se mesure pas, elle se calcule à partir d’un profil de vitesse d’ondes de cisaillement que seule une acquisition multicanal rigoureuse peut fournir.



