La cellule triaxiale posée sur le marbre du poste de chargement, c’est le cœur du dispositif que mobilise notre équipe pour chaque campagne de reconnaissance menée dans l’agglomération rémoise. L’éprouvette de sol — taillée à 35 ou 50 mm de diamètre — est confinée dans une enceinte transparente remplie d’eau sous pression contrôlée, tandis qu’un piston applique une charge axiale croissante jusqu’à la rupture. Sur les limons des plateaux de la Montagne de Reims ou les alluvions graveleuses de la Vesle, ce montage reproduit en laboratoire l’état de contrainte réel qui sollicite une fondation profonde ou un remblai autoroutier. Nos cellules instrumentées, raccordées à un système d’acquisition automatique, enregistrent en continu la pression interstitielle et la déformation, ce qui permet de tracer des chemins de contrainte exploitables pour la vérification d’ouvrage. Une granulométrie préalable oriente le choix du diamètre d’éprouvette et la vitesse de cisaillement, paramètres critiques dans les sols fins qui caractérisent une bonne partie du sous-sol rémois. La proximité des crayères historiques sous le centre-ville rend l’interprétation des courbes intrinsèques particulièrement sensible au degré de saturation initial.
Un essai triaxial CU+u bien exécuté donne à l’ingénieur la cohésion effective et l’angle de frottement qu’aucun essai in situ ne peut fournir directement.



