Sur le chantier du tramway à Bezannes, on a sorti des limons crayeux qu'il fallait caractériser vite. C'est le genre de matériau qu'on croise partout à Reims. La craie altérée, les limons des plateaux, les argiles à silex de la Montagne de Reims. Pour savoir comment ça va se comporter sous une semelle ou en remblai, on passe direct aux limites d'Atterberg. C'est l'essai de base pour classer un sol fin, et à Reims on le fait sous 48h. Nos techniciens prélèvent sur site et préparent les éprouvettes au labo, avec la coupelle de Casagrande et le rouleau à 3 mm. Le résultat donne la limite de liquidité et la limite de plasticité. Deux chiffres qui disent tout sur la sensibilité du sol à l'eau. Quand on connaît la pluviométrie rémoise — 660 mm par an, bien répartis — on sait que négliger la plasticité d'une argile en fond de fouille, c'est s'exposer à des tassements différentiels sérieux.
Un indice de plasticité élevé sur les argiles à silex de Reims change complètement la stratégie de terrassement en période humide.



